CNGOF

Le Président
et le Bureau du Collège"en direct"

17.10.2006 (Communiqué de presse)
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Voyez aussi le communiqué de l'Académie de médecine (PDF)
Violences constatées dans les services en 2006 - Enquête auprès des membres du Collège
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Les gynécologues-obstétriciens défendent les femmes
contre l’intégrisme musulman

Deux gynécologues-obstétriciens qui donnaient leurs soins à des femmes musulmanes qui mettaient au monde leur enfant ont été agressés physiquement et blessés, dans leur service hospitalier, par les maris de ces patientes, au motif qu’en tant que médecins hommes ils ne devaient pas examiner leurs femmes. Ces confrères ont porté plainte pour coups et blessures et bien sûr nous sommes solidaires de ces médecins.

Les gynécologues-obstétriciens hommes devront-ils désormais être protégés par la police pour exercer leur métier ? Devront-ils disparaître comme les professeurs de philosophie ? C’est inadmissible dans un pays laïc comme le nôtre où l’hôpital, s’il permet la liberté de culte, n’a pas à plier son organisation aux pratiques religieuses quelles qu’elles soient. 

Les luttes ont été nombreuses pour imposer le droit des femmes à la liberté de la contraception, de l’avortement. Notre société a bien su réagir fermement quand les intégristes catholiques ont perturbé le fonctionnement des centres d’interruption de grossesse, et une loi a même été votée pour sanctionner les entraves faites à ces services. Faudrait-il aujourd’hui ne rien dire pour ne pas heurter la sensibilité musulmane ? S’est-on gêné pour critiquer les propos du pape sur la contraception ou le préservatif ? Faudrait-il le faire pour les musulmans ?

Nous le disons fermement, nous continuerons à avoir des services où les médecins hommes ou femmes apporteront les soins aux patients quel que soit leur sexe. Les hommes peuvent examiner les femmes et inversement. Nous défendrons la liberté des femmes à se déterminer sur la contraception, l’avortement, la stérilisation sans l’avis de leur mari. Nous refuserons de faire des certificats de virginité à la demande des familles, comme nous le recommande le Conseil national de l’ordre des médecins (cf. Bulletin du CNOM -  déc. 2003), car c’est une atteinte à la dignité de la jeune femme dont nous devrions attester de « la qualité », comme d’un objet. La femme est libre de sa vie, de son corps, et le médecin ferait une faute en acceptant de faire ces certificats humiliants pour les femmes. Nous sommes très réticents aussi à « refaire » les hymens comme on nous le demande, car c’est aider à la soumission de la femme et participer à une coutume machiste du « sang sur le drap » le soir de la nuit de noce qui n’a rien à voir avec la foi.

Pourquoi ne pas le faire comme un acte de chirurgie esthétique diront certains ? Est-ce vraiment une chirurgie esthétique comme une autre ? Devrons-nous aussi, pour suivre des coutumes ancestrales, faire des excisions au motif que cela serait mieux fait que par une exciseuse traditionnelle ? A l’évidence non.

N’avons-nous pas le devoir de protéger les femmes contre les atteintes à la liberté que l’on veut leur imposer au nom d’une religion mal comprise ? Il y a 30 ans, les femmes musulmanes venaient dans nos hôpitaux sans l’appréhension d’être prises en charge par des médecins généralement hommes, et il n’y avait pas ces difficultés, ces violences. Pourquoi cette régression ? Devons-nous nous laisser faire et régresser nous aussi ?

C’est à l’islam de s’adapter à la liberté individuelle nécessaire à tous dans un état moderne et non l’inverse.

J. Lansac
Président du CNGOF
   

E. Daraï
Secrétaire général du CNGOF

Contacts scientifiques :
Jacques Lansac - Président du CNGOF
02 47 47 69 60
Émile Daraï - Secrétaire Général du CNGOF
06.60.78.17.84
Email : cngof@club-internet.fr

   

Service de presse et de communication 
Marie-Hélène Coste
MHC Communication
Tél. : 01 55 42 22 10
 
  

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Violences constatées dans les services en 2006 - Enquête auprès des membres du Collège
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Vos réactions  ou commentaires par courriel au webmaster.


20/10/2006

J'ai lu la déclaration qui figure sur votre page d'accueil et je vous soutiens dans votre combat pour la liberté des femmes à disposer de leur corps.

claude.roland@ac-orleans-tours.fr


20/10/2006

... nous montre que la laïcité n'arrive pas à être respecter.
Non, il ne faut pas empêcher les hommes d'exercer leur métier sous prétexte qu'ils sont des hommes. La discrimination à cause du sexe est répéhensible, et je souhaite que votre organisation fasse le nécessaire pour déposer une plainte adaptée.
Dans votre article, vous parlez d'excision...
Mais la circoncision, vous la passez sous silence !!!
Pourquoi accepter de la pratiquer... dire non à cet acte traumatisant que peu d'arguments justifient serait une forme de courage...
Merci de faire circuler mon courrier aux responsables de votre association...
Bien à vous
Une jeune maman soucieuse de voir que ses enfants n'auront peut-être pas les mêmes chances qu'elle...

CharmotE@aol.com


20/10/2006

Un petit bémol à ce concert.
Les gynécologues associent leur profession au combat féministe( à juste titre).
Mais les gynécologues ne considèrent-ils pas à leur tour la femme comme un objet quand ils font admettre l'idée, aux pouvoirs publiques et aux femmes, qu'une patiente doit être obligatoirement nue( nudité totale) pour être examinée convenablement ?
Il n'est pas un gynécologue qui en son âme et conscience ignore que la nudité est sans rapport avec l'examen d'un vagin et d'un sein. Que l'un peut être vu après l'autre.

Qui objective la femme. La femme est soumise dans un cabinet de gynécologie. Réduire la réaction de protection d'un conjoint à l'irrationnel est plus facile que de changer des habitudes et un privilège inique: celui de contempler la nudité de la femme.

martrahh@wanadoo.fr


21/10/2006

Je suis français musulman et crois qu'il est temps que tous nos concitoyens nous considèrent, comme vous le faites, des citoyens capables de lâcher "le cul" à leurs filles et à leurs femmes.

Il y en a des concitoyens influents (M. Baubérot par exemple) prêts à demander à la République de dépenser encore et encore pour satisfaire les obsessions de certains de mes coreligionnaires, alors qu'ils sont incapables de me dire à moi le musulman : arrêtez Monsieur de croire que le monde va s'écrouler si votre fille couche avec son copain ou que votre femme va à la piscine mixte ou chez le gynéco.

C'est en résistant aux obscurantistes et aux obsédés que nous pouvons regagner en liberté dans ce beau pays.

Avec tous mes respects

Mohamed Pascal Hilout
Initiateur du nouvel islam en France
Site : http://nouvel-islam.org
hilout.pascal@wanadoo.fr


25/10/06 (Par téléphone au secrétariat)

... appel téléphonique qui vous était destiné à tous et à toutes.

Madame Bourokdda et toutes ses amies musulmanes, des patientes comme vous en voyez tous les jours en consultation, tenaient à vous dire :
"combien elles sont désolées des violences dont font l'objet les équipes médicales de la part d'extrêmistes qui se réclament de l'islam, extrêmistes qui n'ont en fait rien à voir avec cette religion. Elles vous présentent toutes leurs excuses et tiennent à bien vous affirmer que l'islam ce n'est absolument pas cela, que cela n'a rien à voir. Elles vous remercient de ne surtout pas les confondre avec ceux qui commettent ces actes, et de tout ce que vous faites pour les femmes".


26/10/06

Etudiant sage-femme en dernière année d'étude sur Paris, je rejoins votre position et je remercie d'ailleurs M. Le professeur Lansac pour de ne pas nous (homme sage-femme) avoir oublié dans sa déclaration télévisée de cette semaine.
Je tiens tout de même à dire ici que ces situations restent isolés. Au cours de ces 4 années d'études à l'école de sages-femmes je n'ai rencontré que très rarement un refus de la part de patientes de confession musulmane (et même plus souvent de femmes non musulmanes plus sur mon statut d'étudiant que d'hommes d'ailleurs même si ça leur donnait un motif pour refuser que je les prenne en charge).

Nicolas DUTRIAUX, Deuxième année de deuxième phase - Paris Baudelocque


31/10/06

J'ai lu votre article concernant les agressions des médecins gynéclogues et je vous soutiens moralement ne pouvant hélas pas faire grand chose de plus. Ce qui est certain c'est que notre démocratie est en danger et que nous devons être vigilant  et réagir au plus haut niveau pour stopper les dérives inadmissibles de n'importe quel intégrisme.
Bien amicalement

Florent Dandois
fsiodnad@belgacom.net


9/12/06

La liberté?

Messieurs, pensez-vous offrir de la liberté en imposant des soins, notamment intimes, dans la mixité?
Êtes-vous vraiment sûrs que toutes les femmes souhaitent exposer leur nudité à des hommes, souvent inconnus, sans connaissance de leur moralité? et vice-versa (encore que les femmes, selon les études n'ont pas le même regard, la même faiblesse que les hommes...)... Croyez-vous que les femmes n'ont pas d'appréhension face à vous? Croyez-vous qu'elles connaissent vraiment l'homme qui est en vous?
La pudeur est-elle pour vous une vertu ou une maladie?
Le respect de la femme est-il de l'obliger à se déshabiller devant des hommes, de la mettre dans ces positions inconfortables, de la pénétrer de toutes parts, sans être sûr de son consentement ou plutôt sans lui offrir le choix, je veux dire d'autres alternatives (et non pas c'est ça ou rien)?
La souffrance de l'autre, son envie de vivre, dans une société où l'on refuse la mort, ne mettent-ils pas parfois en situation de victime la personne? Je veux dire n'y a t'il pas abus dans ces situations de croire à son indifférence à la façon de traiter son corps? L'autre, son fils, son mari, son père, son ami... peuvent-ils être indifférents à cela?
La science, qui ici -La médecine- en l'occurence n'est pas parfaite, et la formation des étudiants sont-elles au-dessus de la Liberté et de la Dignité de l'homme et de la femme?
N'utilisez-vous pas la laïcité trop facilement comme un bouclier au point d'en faire une religion intégriste, une déviation comme l'a été l'Inquisition?
La médecine n'est-elle pas une recherche de la non souffrance, du bien être des personnes?
Pouvez-vous séparer le couple, sa sensibilité partagée, sa place dans l'univers?
Pensez-vous que les hommes apprécient ces situations que vous offrez autoritairement à leurs filles, promises, femmes, mères, grand-mères? Offrez-vous d'autres alternatives?

Le corps médical met en garde les médecins des risques de l'intimité avec les patients et reconnaît ainsi la faiblesse des hommes (et des femmes). Les dérapages existent...

Je ne suis pas musulman et mes attaches chrétiennes ne m'autorisent cependant pas à parler au nom de ma religion, que je respecte profondément pour les valeurs de respect et d'amour qu'elle enseigne. Je tente simplement de parler humainement.

Dans ma religion j'ai noté aussi :
que la convoitise, le désir sont déjà l'adultère
L'importance du couple
Que l'homme et la femme ne feront plus qu'un, que le couple ne forme qu'une seule chaire, qu'ils se donnent l'un à l'autre, que l'homme ne peut les séparer
L'éloge à la virginité, la pureté, la pudeur
L'importance à ne pas se mettre dans des situations à risque de tentations
Que l'homme est vulnérable

Il n'y a pas que l'Islam!
Je ne défends pas l'agression : Pas d'avantage celle des Islamistes que celle d'une médecine qui ne respecte pas la personne dans toute son intégrité, sa liberté... Et qui parfois aussi ne respecte pas la vie.
J'ai vue ma promise puis ma femme dans des situations avec les médecins que je qualifierai de non respectueuses, d'abusives, de malsaines, de déstabilisantes... A aucun moment il est vrai je n'ai senti qu'elle était considérée comme une personne dans son intégralité, et encore moins en effet que le couple était reconnu. Pourtant comme mari je me suis promis, engagé à accompagner fidèlement ma femme tout au long de sa vie. J'ai 45 ans, je suis un artiste et nous avons dix enfants (Que ma femme a désiré autant que moi) et je crois avoir donc certaines expériences que vous n'avez pas et qui m'autorisent à vous donner mon avis.

Oui, à mon sens l'intimité appartient à la personne et au couple.

Au plaisir d'entendre vos réactions.

Dans le but de construire un monde meilleur, conscient de ses faiblesses et humble face à la volonté de son Créateur.
L'orgueil tue! L'Amour sauve!

christophe.blin@inspiritdesign.com


27 mars 2007

Mesdames , Messieurs ,

Je tiens à vous apporter mon soutien à la suite des agressions dont vous êtes victimes de la part des musulmans.

Vous pouvez faire état de mon nom.

Luc Elmlinger,Montpellier


11 février 2010

Je comprends qu'il soit tout à fait innacceptable que des médecins se retrouvent agressés par ces individus, surtout en cas d'urgence pour la femme, mais vous êtes vous demandé quel était la position de la femmes, était-elle à l'aise ou non de montrer son intimité ? Sachez que de nombreuses femmes, de confessions différentes et même athées et laïques sont très mal à l'aise par rapport à la nudité devant des personnes inconnues, et que même en cas d'urgence, elles subissent mais n'oublient pas après l'opération et cela peut avoir des effets psychologiques non négligeables dans leur future relation avec le corps médical.

Non à l'intégrisme des deux cotés !!! J'ai rencontré des médecins qui se croyaient tout puissants et ne comprenaient pas la gêne liée à l'intimité et à la pudeur, c'est limite du non respect et surtout, ce n'est pas une tarre que d'être pudique !!! Je suis une femme et je suis quand même génée avec une praticienne femme mais moins que devant un homme et certains m'ont demandé quelle était ma religion....pourquoi devoir se justifier de ce genre de choses ???  

Bien cordialement.

Gaelle Tassin

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