Imprimer

Cancers du sein : refuser dépistage et diagnostic au prix de vies altérées ?
 
D’après un entretien avec le Pr Carole Mathelin, chef du service de sénologie au CHU de Strasbourg et responsable de la commission sénologie du CNGOF
 
Entre controverses et amalgames, informations erronées ou raccourcis véhiculés jusque sur le net, les femmes finissent par entendre que le dépistage ne sert à rien, les menace plus qu’il ne les protège. Pire : elles en viennent à suspecter toute la prise en charge des cancers du sein. A la longue, si leur santé se trouve bel et bien en danger, c’est, comme le constatent les praticiens, parce qu’elles consultent plus tardivement. Oubliant que tous les cancers ne se valent pas : traiter une tumeur de 4 mm ou de 20 mm, ce n’est pas la même chose. Ni en termes de survie, ni en termes de qualité de vie.
 
 
 Les premières campagnes de dépistage, destinées à une population de femmes en bonne santé, sans signes cliniques ou symptômes de maladie ont été initiées aux Etats-Unis à la fin des années soixante, puis dans les pays scandinaves. La France a attendu quelques années avant de lancer à son tour un programme de santé publique. Initialement prévu pour les femmes de 50 à 65 ans, il a été étendu jusqu’à 74 ans. Les modalités en ont été longuement étudiées, avant qu’il ne soit généralisé à l’ensemble du territoire en 2004, après évaluation de campagnes d’abord mises en place dans des départements pilotes. L’Alsace a été de ces pionniers, dès le 15 mai 1989. La région était jusqu’en 2015 de celles où le taux de participation au programme de dépistage organisé dépassait le taux national (56 % dans le Bas Rhin, et 57 % dans le Haut Rhin). Seuls deux départements français .... > Lire la suite

Zoom Kobe XII ZK12
Catégorie : Actualités

Partager cet article

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn