Que faut-il « craindre » de la mammographie ?
 
D’après un entretien avec le Dr Jean-Yves Seror, radiologue à Paris, membre de la commission
sénologie du CNGOF.
 Désagréable, la mammographie serait également dangereuse. En elle-même, parce qu’elle exposerait inutilement à une radiation toxique, alors que l’on n’est pas « malade ». Et parce qu’elle peut déboucher sur des diagnostics incertains, faussement négatifs, ou faux positifs à l’inverse, sources de grande anxiété. Malgré ces griefs, dont la portée est diversement évaluée, son bénéfice reste réel. La mammographie peut être vécue par certaines femmes comme un moment désagréable, Aucune femme ne se soumet de gaité de cœur à un examen, dont elle sait qu’il peut déboucher sur la révélation d’une anomalie qui pourrait bouleverser sa vie  mais également l’obliger à comprimer ses seins fortement pendant quelques secondes. Est-ce un frein ? Selon les évaluations disponibles dans la littérature scientifique, parmi les femmes qui renonceraient à poursuivre le dépistage par mammographie, 25 % à 46 % évoquent  la douleur et le désagrément, ce qui représente en Angleterre entre 47 000 et 87 000 patientes par an. « Les constructeurs d’appareils de mammographie travaillent  aujourd’hui activement sur le design et les systèmes de compression afin de diminuer cette sensation d’écrasement », confie le Dr Jean-Yves Seror. Par ailleurs, si le matériel ...> Lire la suite

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