Cancers du sein : en faire trop? Ou pas assez…
 
 
A partir d’un entretien avec le Dr Marc Espié, responsable du centre des maladies du sein de l’Hôpital Saint-Louis à Paris et membre de la commission sénologie du CNGOF.
 
Sur-diagnostic et sur-traitements sont aujourd’hui les principaux griefs faits au dépistage organisé. Réalité -diversement évaluée- à l’échelle épidémiologique, ce point de vue est ingérable à l’échelon individuel : en l’état de la science, ne pas traiter les petites tumeurs que le dépistage organisé permet de révéler n’est pas envisageable.   
 
 A force de chercher, forcément on trouve. C’est ce que pensent certaines femmes, justifiant ainsi leur refus de souscrire au dépistage. En les soumettant à des mammographies régulières, on finirait par diagnostiquer plus de cancers qu’il ne le faudrait : en repérant des lésions de plus en plus petites, qui passant inaperçues ne se seraient peut-être jamais manifestées cliniquement du vivant des femmes, n’auraient en somme pas menacé leur vie, parce que ce sont peut-être des tumeurs indolentes, qui ne deviendraient jamais agressives. C’est ce que l’on appelle le sur-diagnostic. Et c’est aujourd’hui de loin le principal reproche adressé par ses détracteurs au dépistage organisé : accusé d’en faire trop, et partant d’imposer trop de traitements, aussi lourds et invalidants qu’inutiles. Rappelons avant tout que le dépistage organisé est un programme de santé publique, dont le but est de faire baisser, à l’échelle du pays, la mortalité par cancer du sein, loin d’être négligeable ...> Lire la suite

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