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Après avoir pratiqué les examens permettant de comprendre pourquoi bébé n’arrive pas, dans un certain nombre de cas, votre médecin vous orientera vers un centre de fécondation in vitro.

Un centre de fécondation in vitro comprend au minimum une équipe clinique : des gynécologues, des endocrinologues, des échographistes spécialisés dans le domaine de l’infertilité et une équipe biologique (des biologistes spécialisés dans le domaine de la reproduction, aidés par des techniciens de laboratoire, également spécialisés dans ce domaine), des secrétaires, des infirmières, parfois des sages-femmes. Toutes ces personnes travaillent dans des locaux comprenant au moins un bloc opératoire et un laboratoire, dans une clinique ou un hôpital. Il est souvent rattaché à cette équipe une psychologue, un urologue spécialisé en infertilité masculine et un généticien.

En France, d’après la loi, les techniques d’assistance médicale à la procréation comprennent la FIV, la FIV assistée ou micro-injection - ISCI - et les inséminations intra-utérines (IIU ). Ces techniques sont extrêmement encadrées depuis les lois dites de bioéthique de 1994 et de 2004, lois qui doivent être prochainement révisées.

Ainsi, pour avoir le droit de faire de l’AMP, le gynécologue, comme le biologiste, doit avoir obtenu un agrément. Jusqu'en 2006, celui-ci était délivré par le ministère de la Santé. Depuis le 1er janvier 2007, cet agrément est obtenu auprès de l’Agence de biomédecine, au vu des diplômes, de la formation et de l’expérience du praticien. Il se renouvelle tous les 5 ans.

De la même façon, tout centre, qu’il s’agisse d’une clinique ou d’un hôpital, doit disposer d'une autorisation pour fonctionner. Autrefois délivrée par le ministère de la Santé, elle l'est désormais par les Agences régionales d’hospitalisation (ARH), au vu de l’examen des locaux et des résultats du centre. Cette autorisation est également à renouveler tous les 5 ans.

La liste des centres autorisés et des cliniciens et des biologistes agréés est disponible auprès de l’Agence de biomédecine.

Pour les inséminations intra-utérines, la situation est un peu différente ; seul le biologiste et le laboratoire où il travaille doivent être agréés, le gynécologue qui pratique l’insémination n’a pas besoin d’agrément actuellement ; par contre, il doit rendre les résultats de ses inséminations au biologiste qui, lui-même, doit rendre un rapport annuel à l’Agence de biomédecine. Les équipes d’Assistance médicale à la procréation doivent également rendre compte à l’Agence de tout événement indésirable survenu dans le centre.

En France, l’AMP peut effectivement être réalisée dans le secteur privé (les cliniques) ou public (les hôpitaux). Chacun des deux systèmes a ses propres avantages et inconvénients.

À l’hôpital, c’est toute une équipe médicale qui vous prendra en charge. Ainsi le médecin qui fera la ponction pour recueillir les ovocytes ou celui qui effectuera le transfert d’embryon n’est pas obligatoirement celui que vous voyez en consultation. Ce système d’équipe permet d’assurer un fonctionnement continu 7 jours sur 7 et le plus souvent, tous les examens nécessaires au bon déroulement de votre tentative sont réalisés sur place, dans le centre même (prises de sang, échographies pour surveiller la stimulation de l’ovulation).

Dans le privé, les consultations ont souvent lieu au cabinet du gynécologue spécialisé dans la reproduction, parfois dans la clinique et la tentative de FIV aura lieu dans la clinique où celui-ci pratique et sera réalisé par le médecin qui vous suit.

La Sécurité sociale prend, actuellement, totalement en charge 6 inséminations intra-utérines et 4 tentatives de FIV ou de micro-injections, et ce jusqu’au premier jour du 43e anniversaire de la femme. Une tentative s’entend avec ponction et transfert (donc si par malchance il n’y a pas d’embryon obtenu, la tentative ne compte pas pour la Sécurité sociale) ; le transfert des embryons congelés ne compte pas non plus dans les tentatives. En clinique privée, si le médecin travaille en secteur 2, il peut vous demander des honoraires supplémentaires non pris en charge par la Sécurité sociale, et plus ou moins pris en charge par les mutuelles. Le médecin est tenu de vous en informer avant le début de la tentative et vous devez de votre côté vous renseigner auprès de votre mutuelle.

Tous les centres doivent rendre compte de leur travail à l’Agence de biomédecine (ABM) en envoyant chaque année leur résultats globaux à l’Agence de biomédecine (nous avons fait tant de cycles de stimulations de l’ovulation en vue de fécondation in vitro, tant de ponctions, tant de transferts d’embryons et obtenu tant de grossesse). De plus, des résultats tentative par tentative sont envoyés permettant de contrôler les résultats globaux. À ce jour, seuls les résultats globaux français figurent sur le site de l’ABM (nombre de grossesses obtenues par centre). Dans l’idéal et peut-être à l’avenir, les résultats de chaque centre seront rendus publics. Toutefois, il faut savoir que les résultats d’un centre sont étroitement liés à la population de femmes traitées, ce qui rend impossible une publication brute des résultats. Par exemple, les femmes jeunes (de moins de 35 ans), non fumeuses, de poids normal et lors de leurs deux premières tentatives ont les meilleurs résultats. Il est donc très difficile de juger la qualité d’un centre sur une seule donnée !

Les taux moyens d’accouchements par tentative sont de l’ordre de 20 % en fécondation in vitro ou en ICSI en France, mais seulement de 9 % en insémination et de 12 % après transfert d’embryon congelé (données publiées par l’ABM en 2008 portant sur l'année 2005 au cours de laquelle avaient été réalisées 57 777 inséminations, 21 635 fécondations in vitro et 30 049 ICSI).

Dans ces conditions, renseignez-vous sur le nombre de tentatives réalisées chaque année dans le centre (sauf exception, les plus petits centres n’ont pas les meilleurs résultats), la possibilité de bénéficier de FIV ou de fécondation assistée (micro-injection ou ICSI), les taux de succès de la congélation d’embryon, la possibilité de recourir à une anesthésie lors de la ponction, l’âge limite de prise en charge dans le centre.

Bien sûr, pour en savoir plus, vous irez sur les sites Internet spécialisés. Mais attention soyez méfiants vis-à-vis de certains commentaires, on s'exprime plus souvent lorsqu'on n'est pas content et bien moins pour dire combien on est satisfait ! Votre gynécologue et votre médecin traitant, vous connaissant et connaissant les qualités des centres de FIV de votre région, sont les plus à même de vous conseiller celui ou ceux dont l’atmosphère vous conviendra le mieux.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site de l’Agence de biomédecine : www.agence-biomedecine.fr ; il est extrêmement complet et d’accès libre.

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