L’hystéroscopie diagnostique est une procédure permettant de visualiser l’intérieur de la cavité utérine avec une caméra introduite à travers le col utérin à l’aide d’une petite canule.
Il est également possible de traiter certaines pathologies développées au sein de la cavité utérine, on parle alors d’hystéroscopie opératoire.
Cette intervention est indiquée dans les cas suivants :
     • Pathologies de la cavité utérine suspectées à l’échographie : polypes, fibromes, muqueuse épaissie après la ménopause, cancer de l’endomètre, synéchies (adhérences), cloisons utérines.
     • Anomalies du cycle menstruel : ménorragies (règles trop abondantes) ou métrorragies (saignements en dehors des règles).
     • Saignements après la ménopause (symptôme qui doit toujours amener à consulter).
     • Infertilité.
     • Fausses couches à répétition.
     • Contraception définitive par obturation des trompes.
     • Ablation d’un stérilet dont les fils sont ascensionnés et ne pouvant donc pas être retiré par un simple examen au spéculum.


     - L’hystéroscopie diagnostique dure quelques minutes et n’est pas douloureuse, les instruments étant de très petite taille (3 à 5 mm).
     En cas d’infertilité, cet examen permettra de s’assurer de la vacuité de la cavité utérine et de la bonne perméabilité des orifices tubaires (ostiums) qui s’abouchent dans la cavité utérine.
     La contraception définitive par la pose de petits ressorts dans les trompes est réalisée la plupart du temps sans anesthésie et ne nécessite que quelques heures d’hospitalisation.
     Du fait du gonflement de la cavité par du liquide, des contractions utérines minimes peuvent être perçues par la patiente mais elles cesseront très rapidement à la fin de la procédure. C’est un examen simple qui peut être réalisé en consultation ou au bloc opératoire. Une anesthésie peut éventuellement être réalisée ; dans ce cas, une hospitalisation ambulatoire (une journée) sera proposée. Un arrêt de travail n’est pas nécessaire.
     - L’hystéroscopie opératoire est une intervention chirurgicale réalisée au bloc opératoire sous anesthésie générale ou locorégionale (rachi-anesthésie). On utilise un hystéroscope de plus gros calibre (8 à 10 mm) dans lequel peuvent être introduits des instruments chirurgicaux. Il est donc nécessaire d’effectuer une dilatation du col de l’utérus à l’aide de bougies avant d’introduire l’hystéroscope. Un traitement par comprimés de prostaglandines placés en intra vaginal peut également être proposé la veille ou le jour de l’examen pour favoriser l’ouverture du col.
     La cavité utérine est gonflée à l’aide d’un liquide spécial. L’intervention est ensuite réalisée à l’aide de différents instruments : pinces, ciseaux, résecteurs électriques ou anses. Il est donc possible d’effectuer des résections de fibromes ou de polypes, des sections de cloisons utérines et de synéchies, des endométrectomies (ablation de la muqueuse interne de l’utérus) ou une destruction de l’endomètre par un ballonnet.
     On peut ainsi traiter des fibromes intra-cavitaires (sous-muqueux) qui bombent plus ou moins dans la cavité utérine. Selon leur taille et leur nombre, ils seront retirés après avoir été fragmentés en petits copeaux. Ces fibromes peuvent être responsables de saignements parfois très importants, de fausses couches ou de problèmes d’infertilité.
Les polypes (excroissances de muqueuse) peuvent causer des saignements anormaux et eux aussi être source d’infertilité ou fausses couches ; ils peuvent être également retirés lors d’une hystéroscopie opératoire.
L’exploration des saignements après la ménopause peut mettre en évidence soit une atrophie (amincissement) de l’endomètre, soit une hypertrophie de l’endomètre (épaississement trop important). Ces derniers peuvent correspondre à une lésion bénigne mais aussi à un cancer de l’utérus ou un état précancéreux. Un prélèvement sera donc systématiquement réalisé pour analyse histologique.
     Les synéchies et les malformations utérines peuvent être source d’infertilité ou de fausses couches. Pourront être traitées par hystéroscopie opératoire les synéchies et certaines malformations (cloison utérine, fond utérin arqué).
     Cette intervention dure de 10 à 60 minutes selon la pathologie concernée. Elle nécessite une journée d’hospitalisation et un arrêt de travail n’est pas nécessaire dans la plupart des cas. Des saignements peuvent survenir durant quelques jours. Jusqu’à l’arrêt de ceux-ci, il est conseillé de ne pas utiliser de tampons vaginaux, de ne pas prendre de bain ni avoir de relations sexuelles.
     Les complications sont rares suite à une hystéroscopie. Il peut s’agir de perforations utérines qui le plus souvent ne posent pas de problèmes si l’on s’en rend compte durant la procédure. Des consignes seront données à la sortie afin de ne pas hésiter à consulter en cas de douleurs abdominales, de fièvre, de saignements importants ou de pertes malodorantes.


Schéma de l’hystéroscopie :

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Vue hystéroscopique de la résection d’un fibrome

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