Symboliquement, le premier rapport sexuel est un moment important dans la vie d’une femme ; néanmoins force est d'avouer que sa réalisation pratique n'est pas toujours inoubliable ! L’âge moyen du premier rapport sexuel n’a pas changé depuis 30 ans et se situe entre 17 et 18 ans, même si le nombre de premiers rapports précoces tend à augmenter. La maturité de la jeune femme est un élément clé pour un passage à l’acte réussi. Cependant les jeunes filles manquent bien souvent d’éducation ou possèdent une information erronée véhiculée par des fausses croyances ou les médias (pornographie). L’information fournie au sein des collèges et lycées est bien souvent insuffisante, voire inexistante. Le gynécologue, le médecin traitant et le médecin du centre de planification peuvent être des interlocuteurs de choix pour répondre aux diverses questions de la jeune fille, qui peut être reçue seule. Afin que les premiers rapports se passent au mieux, il est nécessaire que les 2 partenaires se sentent prêts avec une confiance et un respect mutuel, il est préférable que les 2 partenaires en aient parlé ensemble avant et que chacun ait envie de le faire ; si ce n’est pas le cas, il est impératif de savoir dire « non », même au dernier moment. Le choix d'un lieu confortable et intime avec un timing adapté permettant de prendre son temps sans être dérangé est nécessaire au bon déroulement de l’acte. L’orgasme chez la jeune fille est rarement présent, moins de 3% lors du premier rapport et fera l’objet d’un apprentissage progressif vers une sexualité épanouie. Concernant les fausses croyances, la rupture hémorragique de l’hymen est possible mais reste exceptionnelle, près de 50% des femmes ne saignent pas lors du premier rapport. Le premier rapport n'est pas non plus forcément douloureux, et encore moins lorsque le temps des préliminaires a été suffisamment long pour laisser monter l’excitation et permettre la lubrification vaginale. Néanmoins, le stress peut parfois être à l'origine d'une panne de lubrification ; ne pas hésiter alors à recourir à un lubrifiant lors des premières fois. L’acte sexuel doit être un moment voluptueux et plaisant, mais il n’est pas sans risque. Ces risques, tels que les infections sexuellement transmissibles (IST) et les grossesses non désirées, doivent être connus afin de les prévenir et d’éviter de transformer ce moment agréable en point de départ de problèmes potentiellement graves, car malheureusement un seul rapport suffit (et parfois même sans pénétration). L'état émotionnel lors d'un rapport parfois impromptu peut faire parfois oublier les précautions les plus élémentaires, il semble préférable d'être prête à cette éventualité : en pratique, avoir déjà des préservatifs à disposition, même si certaines sont gênées de cette "préméditation". Aujourd’hui, la double protection associant une contraception orale de type pilule et l’utilisation systématique du préservatif est recommandée. Avec le respect des règles d’utilisation et une pose correcte, le préservatif masculin ou féminin est la seule protection contre les IST. Lorsque le couple est stabilisé, la décision commune de ne plus mettre de préservatif peut être prise après réalisation de plusieurs tests sanguins (VIH, hépatite, …). En cas de rapport à risque, il est impératif de consulter rapidement afin de réaliser un dépistage sérologie et de prendre la pilule du lendemain (efficace jusqu’à 5 jours après le rapport). De plus, la vaccination contre le virus HPV chez la jeune fille avant les premiers rapports sexuels protège contre les précancers du col de l’utérus et les condylomes (verrues).

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