Aujourd’hui, l’augmentation de l’espérance de vie, l’amélioration de la qualité de vie après 50 ans, l'éducation et l'évolution des mœurs font que la plupart des femmes se soucient de garder une activité sexuelle épanouissante après la ménopause. Il est habituel de dire que la qualité de vie sexuelle après la ménopause dépend pour beaucoup de ce qu'elle était avant la ménopause. S'il existait par exemple une conjugopathie avant, l'arrivée de la ménopause peut servir de prétexte pour abandonner toute vie sexuelle. A l'opposé, même dans le cas d'une bonne entente, les modifications liées aux bouleversements hormonaux vont influer sur la sexualité. Il existe une grande inégalité devant le vieillissement, mais aussi devant son vécu ; alors que certaines femmes ont l’impression de perdre en féminité et de ne plus se sentir désirables ; pour d’autres la ménopause se présente comme une libération du risque de grossesse (abandon de la contraception) et du rituel des règles, source d'un regain de sexualité avec un corps toujours désirant et un imaginaire toujours aussi riche. Globalement, pour beaucoup de femmes, la sexualité en post ménopause reste très agréable et pleinement satisfaisante.
Il faut distinguer deux périodes : ce qu'on appelle la péri-ménopause, c'est-à-dire des premiers signes à l'installation complète de la ménopause, avec son cortège, au début, de règles capricieuses puis plus tard de bouffées de chaleur, d'hypersudation, de troubles du sommeil, d'irritabilité… moins propices au climat amoureux. La sècheresse vaginale peut rendre les rapports sexuels difficiles et douloureux. La diminution de l’imprégnation hormonale vaginale peut entraîner un retard de la lubrification durant la période d’excitation : en effet alors que la femme à 20 ans a besoin de moins de 30 secondes pour avoir une lubrification complète, ce même résultat peut nécessiter plus de 2 minutes après la ménopause. Néanmoins tout ceci peut être compensé par un traitement adapté. Sur le plan sexologique, certaines femmes se plaignent d’une diminution du désir et ceci pourrait être expliqué parfois par la diminution du taux de testostérone (hormone du désir) mais également par des facteurs psychologiques, se sentant moins désirables et désirées. Le cap de la ménopause dans la vie d'une femme correspond à une période de la vie où par exemple les enfants vont prendre leur autonomie, quitter le domicile familial ; elle va se retrouver seule face à son compagnon, pour peu qu'elle ait beaucoup investi dans ses enfants et qu'il existe une conjugopathie, cela peut déboucher sur un sentiment de vide (syndrome du nid vide décrit par les psychologues) et aboutir à un état sub-dépressif, peu propice à l'épanouissement sexuel. A l'opposé, celle qui voit là une nouvelle liberté, reste active, voit plus ses amies comme dans une nouvelle vie, se sentant désirable a plus de chance d'être désirante. L'attitude du compagnon est également importante à ce sujet. Souvent le compagnon a le même âge, voir est plus âgé ; lui-même peut souffrir de soucis de santé (diabète, trop de cholestérol, problèmes de prostate, dépression) qui peuvent influer sur la qualité de ses érections. L'homme, face à ces pannes, sombre souvent dans une phase de renoncement et d'évitement après une phase d'échecs à répétition. Cette phase de renoncement est d'autant plus mal interprétée qu'elle s'accompagne souvent d'une perte des gestes de tendresse et d'attention de la part d'un compagnon qui se sent diminué par ses pannes d'érections. De nombreuses études l'ont confirmé, les pannes masculines altèrent la qualité de vie sexuelle de leur compagne. A contrario, le traitement de ces pannes améliore la qualité de vie de ces femmes.
Concernant les orgasmes, alors que certaines femmes se plaignent d’une diminution de leur fréquence et de leur intensité, il est important de noter que pour d’autres le nombre d’orgasmes a augmenté après la ménopause et que certaines ont connu leur premier orgasme à cette période.
Le traitement hormonal substitutif de la ménopause, les traitements vaginaux luttant contre l’atrophie et la sècheresse, les substituts à la testostérone, les lubrifiants chez la femme peuvent pallier ces difficultés et permettent au couple de conserver une sexualité ludique et épanouissante. Après 70 ans, apparaît un nouveau phénomène : le vieillissement organique et tissulaire. Les corps vieillissent et les capacités d’avant ne sont progressivement plus les mêmes. L’image corporelle est altérée, 78% des femmes évoquent le manque d'attractivité comme source d'absence de sexualité, les hommes n'étant que 58 % à le mentionner. L’amour, la tendresse et la complicité du couple permettent de trouver un nouvel équilibre. Et même si la fréquence des rapports sexuels diminuent et que les capacités techniques ne sont plus les mêmes, une sexualité épanouissante est encore présente chez beaucoup de couples âgés. Pour finir, citons une étude sur 27 000 personnes âgées de 40 à 80 ans, 68% des hommes et 60% des femmes âgés de 70 à 80 ans sont favorables à un traitement pour apprécier la sexualité.

Nike

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