Le syndrome prémenstruel associe des céphalées, un gonflement et des douleurs des seins, un ballonnement abdominal, des œdèmes des extrémités, une irritabilité. Il débute 10 à 12 jours avant les règles et se poursuit jusqu’à la fin du cycle.
Il atteint les femmes de tous âges, indépendamment de la parité, de la présence ou non d’une ovulation. Il peut être bien supporté ou au contraire entraîner une automédication importante.
L’entretien s’efforcera d’apprécier le terrain psychologique et la personnalité de la patiente, ainsi que le contexte conjugal, familial, socioprofessionnel. Sensibles à l’environnement, les troubles prémenstruels peuvent être déclenchés ou majorés par toutes les formes de stress ou de conflits. Il faudra donc savoir démasquer les problèmes personnels ou conjugaux derrière le syndrome prémenstruel.
Les raisons de ce tableau ne sont pas claires et de ce fait les traitements non plus !

On donnera des conseils pour limiter le stress : supprimer les sorties, les déplacements non indispensables, les tâches ménagères fatigantes, les démarches difficiles.
On conseillera de supprimer les excitants (café, tabac, alcool), d’évacuer la tension nerveuse par la relaxation, le yoga, un exercice physique régulier (si possible en piscine), en se réservant un temps de repos dans la journée.
Les médecines « douces » comme l’homéopathie, l’acupuncture, la phytothérapie, la mésothérapie peuvent être utilisées, d’autant plus que les patientes sont souvent réticentes vis-à-vis des autres formules thérapeutiques, en particulier hormonales.


Le traitement médicamenteux


On y recourt en cas de syndrome prémenstruel gênant et quand les conseils hygiéno-diététiques ne sont pas suffisants.
La vitamineB6 (50 mg une ou deux fois par jour) peut soulager les symptômes sans faire courir de risques. La progestérone
naturelle a une action sédative. Elle est utilisée du 15e au 25e jour du cycle.
Les progestatifs sont employés en cas de syndrome prémenstruel congestif ou œdémateux. Les œstroprogestatifs qui
suppriment l’ovulation peuvent être utiles s’il existe une demande de contraception.
Les antiprostaglandines (Ponstyl) sont utiles comme dans les dysménorrhées. Le magnésium, la vitamineB6 favorisent
la synthèse des prostaglandines E1 ; ils sont utiles tout comme l’huile d’onagre.

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