Les absences de règles ou aménorrhées sont fréquentes.
Elles peuvent être primaires si la jeune femme n’a jamais eu ses règles, ou secondaires si la jeune femme a eu ses règles et qu’elle ne les a plus.

Cela fait six mois que je n’ai plus mes règles alors que les tests de grossesse sont négatifs. D’où peut venir le problème ? Il y a beaucoup de causes à l’absence de règles. Il faut consulter votre médecin de famille pour commencer à débrouiller le problème.

Devant une absence de règles, il faut penser d’abord à une grossesse qui peut être confirmée par un examen clinique (l’utérus est gros au toucher vaginal) ou par une échographie. Cet examen, souvent fait par le gynéologue, a l’avantage de pouvoir affirmer le diagnostic de grossesse, affirmer que la grossesse est intra-utérine, dater la conception à partir de la mesure de la taille de l’embryon, affirmer l’évolutivité si on voit battre le cœur du fœtus.
En cas de doute sur l’existence de la grossesse, on peut faire un test de grossesse pour doser l’hormone de la grossesse (HCG) dans les urines ou le sang. Le test peut être positif alors que l’on ne voit pas encore l’embryon en échographie. Enfin la grossesse peut être extra-utérine, c’est-à-dire hors de l’utérus, et le plus souvent dans une trompe. Il faudra dans ce cas interrompre la grossesse pour éviter que la trompe n’éclate brusquement. L’interruption de grossesse sera faite avec des médicaments (le méthotrexate) ou une intervention par cœlioscopie (ablation de l’œuf avec conservation de la trompe ou ablation de la trompe).
Si ce n’est pas une grossesse qui explique l’absence de règles :


➢ Un traitement pour une dépression ou un traitement psychiatrique. Les médicaments utilisés peuvent empêcher le bon fonctionnement du cycle. Amenez les boîtes de médicaments que vous prenez chez votre médecin.
➢ Une sécrétion anormale de prolactine : hormone secrétée par l’hypophyse. Un taux trop élevé de cette hormone provoque une aménorrhée avec écoulement de lait par les seins ou galactorrhée. Une IRM du crâne sera nécessaire pour voir s‘il y a ou non une tumeur bénigne de l’ hypophyse et envisager un traitement médical ou chirurgical.
➢ Un ovaire micropolykystique : l’arrêt des règles a été précédé d’un espacement des règles (spanioménorrhée) et s’accompagne d’obésité et d’un excès de pilosité sur la lèvre supérieure, les seins, le ventre (hirsutisme). Il faudra faire un bilan hormonal, rechercher un diabète, une hypercholestérolémie. Le traitement comporte un régime pour obtenir une perte de poids, un blocage des ovaires par une pilule comportant un anti- androgène. En cas de désir de grossesse, il faudra stimuler l’ovulation par du citrate de clomifène ou parfois faire une chirurgie cœlioscopique sur les ovaires pour libérer les ovocytes.
➢ Une anorexie mentale qui entraîne un amaigrissement important et un arrêt des règles.
➢ La pratique trop intensive de sport.
➢ Une maladie grave : tuberculose, SIDA, diabète, cancer.
➢ Une ménopause précoce ou insuffisance ovarienne primitive liée à un épuisement prématuré du stock folliculaire. Les dosage hormonaux montrent une baisse des œstrogènes, de l’inhibine B, une élévation de la FSH. La cause peut être génétique (anomalies des chromosomes), immunologique (développement d’anticorps anti-ovaires), liée à un traitement chirurgical, radiothérapique, chimiothérapique qui ont abîmé les ovaires. On pourra remplacer les hormones absentes par un traitement d’œstrogènes et de progestérone mais l’infertilité restera puisque le stock de follicules est épuisé. En cas de désir de grossesse, on ne pourra que faire appel à un don d’ovocytes à moins que l’on ait pris soin avant un traitement qui risque d’abîmer les ovaires de conserver par congélation des ovocytes ou du tissu ovarien.


Peut-on espérer avoir des enfants lorsqu’on est ménopausée précocement ?
Si la ménopause précoce est bien prouvée, il n’y a plus d’ovules dans les ovaires. On ne peut donc plus avoir d’enfant sauf à recourir à un don d’ovocytes.

21 mois après mon accouchement, j’avais de moins en moins de règles, jusqu’à n’avoir plus rien. Je suis également épuisée et stressée par un nouveau projet, cela peut-il expliquer cette absence de règles ?
Oui le stress peut expliquer l’absence de règles, mais cette absence peut aussi être en rapport avec les conditions de votre accouchement. Il faut voir votre gynécologue.

Les irrégularités menstruelles

Elles sont fréquentes, surtout chez la jeune fille qui a depuis peu ses règles, mais aussi après 40 ans quand la ménopause approche. Ces irrégularités sont liées à une absence d’ovulation et donc de corps jaune. Le traitement consiste à donner un peu de progestérone naturelle du 15e au 25e jour du cycle ou à donner une contraception hormonale si la patiente le souhaite. Dans ce cas, l’ovaire ne fonctionne pas et les saignements sont liés à l’arrêt à la fin de la plaquette de la prise d’hormones contenues dans la pilule.
Les irrégularités peuvent aussi être liées à des problèmes hormonaux liés à :


➢ L’obésité, associée à un diabète de type II. Le retour à un poids normal permettra d’équilibrer le diabète et de régulariser le cycle.
➢ Un ovaire micropolykystique : ici aussi, le retour à un poids normal régularisera le cycle. Si ce n’est pas le cas, et que vous désiriez un enfant, on pourra stimuler l’ovulation par des comprimés de clomifène.
➢ Un problème de la glande thyroïde. Cette glande située devant le cou peut mal fonctionner du fait d’un goître qui entraîne soit une activité trop forte (hyperthroïdie) soit au contraire un activité trop faible (hypothyroïdie). Dans ces cas, l’avis d’un endocrinologue pourra être nécessaire pour équilibrer le fonctionnement de cette glande.
➢ Un mauvais fonctionnement de la glande surrénale qui fabrique trop d’hormones masculines qui font pousser des poils disgracieux sur la lèvre supérieure, entre les seins, sur le ventre entre pubis et ombilic. Il faudra freiner cette sécrétion pour retrouver une pilosité normale et des règles régulières.
➢ Un mauvais fonctionnement de la glande hypophyse qui est à la base du cerveau et dont le fonctionnement commande le cycle. Là encore, un traitement adapté corrigera ce problème.
➢ Enfin le stress au travail, à la maison, les soucis professionnels ou personnels (problèmes avec le conjoint, maladie d’un enfant…) peuvent perturber les règles. Cela est très fréquent, surtout si pour compenser vous fumez du tabac ou du cannabis, buvez du café, prenez des médicaments pour vous calmer ou dormir. Il faudra revoir tout cela avec votre médecin qui pourra vous aider à comprendre vos soucis, à arrêter de fumer, à vous détendre. Là encore, les médecines douces (acupuncture, homéopathie, ostéopathie), le yoga, la relaxation peuvent vous aider à retrouver un bon équilibre et de ce fait des règles régulières.

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