Nous l’avons vu, il se développe dans l’ovaire tous les mois un follicule de 20 à 25 mm qui se rompra au 14e jour du cycle pour permettre l’ovulation et la transformation du follicule en corps jaune. Ce phénomène peut être douloureux ou dépasser les tailles habituelles pour atteindre 30 à 50 mm. Le corps jaune peut aussi être volumineux, hémorragique et saigner dans le ventre. Devant ces douleurs, l’échographie mettra souvent en évidence un kyste que l’on appelle “fonctionnel”, c’est-à-dire lié au fonctionnement de l’ovaire. Ces kystes sont fréquents, surtout si on ne prend pas la pilule ou si on prend un traitement pour stimuler l’ovulation. Même s’ils sont douloureux, ces kystes ne doivent pas être opérés. Ils disparaissent spontanément en deux ou trois mois. C’est l’échographie qui montrera leur disparition. Si ces kystes surviennent très fréquemment, on peut proposer à la femme de prendre une pilule afin de bloquer l’ovulation et d’éviter ces ennuis.
Enfin des kystes fonctionnels peuvent se voir pendant la grossesse, voire après l’arrêt des règles à la ménopause. Ils ont des caractéristiques particulières à l’échographie et il faut savoir attendre leur disparition. Ce n’est qu’en cas de persistance que l’on pourra discuter de les enlever par cœlioscopie.

Les kystes organiques

Il s’agit ici d’une pathologie et de kystes qui ne disparaissent pas mais au contraire peuvent grossir, se tordre, se rompre. Leurs caractéritiques échographiques peuvent faire porter le diagnostic de :


➢ Kyste endométriosique s’il contient du vieux sang. Il s’agit d’une endométriose ;
➢ Kystes dermoïdes s’ils contiennent des poils, des dents, du tissu graisseux. Ils se développent à partir des cellules germinales destinées à donner les ovules. Ces kystes se voient chez les jeunes femmes et peuvent être bilatéraux ;
➢ Kystes mucineux qui contiennent du mucus, un liquide filant comme du blanc d’œuf ;
➢ Kystes séreux qui contiennent un liquide comme de l’eau.


Ces kystes organiques doivent être opérés soit en urgence s’ils entraînent une torsion de l’ovaire et des douleurs aigües, soit à froid. L’intervention sera faite en général en cœlioscopie. On enlèvera uniquement le kyste en laissant l’ovaire (kystectomie) et ceci d’autant plus que la femme est jeune. Cependant, il faut toujours être prévenu qu’une intervention prévue en cœliochirurgie peut se transformer en chirurgie à ventre ouvert (laparotomie), soit pour des raisons de technique chirurgicale (difficulté de dissection, saignement…) soit parce que le diagnostic qui avait été évoqué lors de la cœlioscopie n’est pas celui que l’on découvre en regardant dans le ventre. Il ne faut jamais oublier que si les radiologues ont fait beaucoup de progrès (échographie, scanner, IRM) permettant de faire le plus souvent le diagnostic exact avant l’intervention, les images ne sont que les images et pas toujours la réalité que l’on découvre dans le ventre. Un kyste apparement bénin peut se révéler malin à l’intervention.

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