Les seins sont des glandes destinées à produire le lait nécessaire à l’enfant. Ils contiennent des lobules qui sécrètent le lait et des canaux qui conduiront ce lait au mamelon (Fig. 30). Les seins sont très sensibles aux hormones. Ils se développent à la puberté sous l’influence des œstrogènes. Ils se développeront encore plus au cours de la grossesse, en particulier au 3e trimestre pour préparer la lactation. Après la ménopause, l’ovaire ne fonctionnne plus, il n’y a plus d’œstrogène, la glande mammaire s’atrophie et est remplacée par de la graisse. Le sein est alors plus facile à examiner et à radiographier.

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Fig. 30 - Schéma du sein

Les douleurs

Tous les mois, les seins subissent les variations hormonales du cycle. Ils vont être un peu tendus, lourds à la veille des règles, être plus souples après les règles au début du cycle. Ces variations peuvent s’accentuer et entraîner des douleurs après la quarantaine quand les ovulations et la progestérone se font rares. Un apport de progestérone naturelle du 14e au 25e jour du cycle peut améliorer les choses. On peut la prescrire sous forme de pommade à bien faire pénétrer dans la peau ou de comprimés à prendre par la bouche.

Les fibromes du sein

Les fibromes du sein n’ont rien avoir avec les fibromes de l’utérus. Il s’agit de tuméfactions qui se développent à partir de la glande mammaire (adénofibromes) chez la femme jeune entre 20 et 30 ans. Cette tuméfaction est unique, de 2 à 3 cm de diamètre, bien limitée, indolore roulant sous le doigt. Il n’y pas d’adhérences à la peau, pas de ganglions sous le bras. Cette lésion est bénigne et ne devient pas cancéreuse. Elle se voit à un âge où le cancer est exceptionnel.
Chez cette jeune femme, la mammographie est inutile. Il faut faire une échographie qui permet de voir l’adénofibrome sous forme d’une image ovalaire de grand axe parallèle à la peau, à contours bien nets, comportant parfois des calcifications.
Il n’y a pas de traitement médical. On ne peut qu’enlever l’adénofibrome s’il fait plus de 3 cm ou augmente de volume ou inquiète. Son ablation peut se faire sous anesthésie locale en hospitalisation de journée. L’analyse confirmera la bénignité.
Passée la quarantaine, on peut voir des adénofibromes, mais à cet âge où le cancer commence à devenir féquent, il est recommandé de le biopsier ou de l’enlever.

Les kystes du sein

Ils sont fréquents, surtout dans la période qui précède la ménopause. Ils sont en général plusieurs et dans les deux seins. Ils se développent à l’extrémité distale des canaux galactophores. Ils peuvent être indolores mais sont en fait plus souvent douloureux, formant des placards douloureux en particulier avant les règles. Cette affection, dite maladie fibrokystique des seins ou maladie de Reclus, est fréquente surtout si on fume, boit beaucoup de café, de Coca-Cola.


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Fig. 31 - Kystes des seins

L’échographie permet de bien voir qu’il s’agit de kystes remplis de liquide. On peut les ponctionner en consultation ce qui permet de les vider, de soulager les douleurs et de faire analyser le liquide, ce qui rassure une patiente souvent angoissée.
On ne connaît pas bien le pourquoi de cette affection qui guérira toute seule après la ménopause. On accuse en général un dérèglement hormonal de la préménopause bien que l’on n’en ait aucune preuve. Cette affection n’a pas de lien avec le cancer du sein. Ces kystes ne deviennent pas cancéreux, même si les deux maladies peuvent coexister.
La prise en charge est avant tout médicale. Il faut :


➢ Rassurer cette femme souvent angoissée.
➢ Conseiller d’arrêter de fumer, de boire trop de café.
➢ Conseiller de faire du sport, de la gymnastique, du yoga pour se “détendre”.
➢ Ponctionner les gros kystes douloureux.
➢ Eviter la chirurgie (sauf doute vis-à-vis d’un cancer) car les kystes réapparaîtront. C’est l’ensemble du sein qui comporte des kystes dont certains sont très petits d’autres plus gros.
➢ L’acupuncture, l’homéopathie peuvent aider.
➢ Les pilules contenant des œstrogènes et des progestatifs ne sont pas contre-indiquées et peuvent même améliorer les choses.
➢ Les microprogestatifs sont par contre contre-indiqués. Le traitement hormonal de la ménopause est possible.

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