La mesure de DMO constitue actuellement le moyen le plus fiable d’apprécier le risque fracturaire, mais ce risque doit également prendre en compte l’âge, l’antécédent de fracture et le risque de chutes.

2. Athérosclérose, coronaropathie

La ménopause est responsable aussi du développement de l’athérosclérose, qui peut entraîner des obstructions (sténoses) artérielles : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral par exemple.
Le risque qu’a la femme de faire un infarctus du myocarde rattrape le risque de l’homme puis le dépasse après la ménopause, car les œstrogènes protègent les vaisseaux de la femme jeune. On peut donc dire que la survenue de la ménopause est associée à une perte de l’avantage que la femme possède sur l’homme vis-à-vis des maladies cardio-vasculaires.
L’augmentation de l’incidence des maladies coronariennes chez la femme ménopausée est sous-tendue par un certain nombre de perturbations secondaires à la carence œstrogénique :


• Augmentation du cholestérol total et de la fraction LDL, diminution de la fraction HDL, augmentation des triglycérides ;
• Développement d’une résistance à l’insuline ;
• Modifications de certains facteurs de la coagulation dans le sens d’une hypercoagulabilité ;
• Des altérations directes de la paroi vasculaire avec diminution de la vaso-dilatation artérielle ;
• Augmentation de la pression sanguine artérielle.


Un certain nombre d’études semblent confirmer l’effet favorable des traitements par œstrogènes chez la femme ménopausée sur le risque cardiovasculaire, si ce traitement est donné précocement, dans la période dite de « fenêtre d’intervention thérapeutique » en prévention de l’athérosclérose.

3. La résistance à l’insuline augmente et est responsable d’une apparition plus fréquente du diabète de type II.

4. Altération des fonctions cognitives et maladie d’Alzheimer

La carence œstrogénique est suspectée comme étant à l’origine d’une dégradation des fonctions cognitives à la ménopause (capacités de mémorisation, performances verbales, raisonnement abstrait) ainsi que dans la survenue de la maladie d’Alzheimer. Il est cependant très difficile de faire la part de ce qui est attribuable à la ménopause et au vieillissement.

5. Les risques de cancer

Les cancers surviennent avec une incidence qui s’élève avec l’âge. L’influence des œstrogènes (action locale) est très débattue pour les cancers du sein, de l’endomètre, de l’ovaire et du colon. Nous reverrons cette problématique pour les femmes qui veulent prendre un traitement hormonal de la ménopause.

 

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