Il faut souligner que la ménopause n’est pas une maladie. Le traitement hormonal est un médicament qui a des indications, des contre-indications, des effets indésirables, comme tous les traitements.
Si on ne se plaint de rien, il n’y a donc pas lieu de prendre un traitement hormonal car les risques sont, dans ce cas, supérieurs aux bénéfices attendus.
Si on a des troubles type bouffées de chaleur, insomnies, sécheresse vaginale rebelles aux traitements non hormonaux : c’est le traitement hormonal qui est le plus efficace. Dans ce cas le médecin doit :


• Vérifier l’absence de contre-indications : antécédents de phlébites ou d’embolies pulmonaires, accidents cardio-vasculaires, accident vasculaire cérébral, cancer du sein, de l’endomètre, lupus, otospongiose…
• Vous examiner : poids, taille, tension artérielle, examen des seins et de l’appareil génital.
• Vérifier que la dernière mammographie est normale et date de moins de deux ans.
• Vous aider à arrêter de fumer, faire un régime en cas d’obésité.
• Equilibrer le traitement en cas d’hypertension ou de diabète.
• Prescrire un traitement hormonal avec des molécules les plus proches des hormones sécrétées par les ovaires, par voie cutanée et aux doses les plus faibles.
• Adapter les doses en fonction des troubles que vous observez.
• Vous revoir au moins une fois par an.
• Arrêter le traitement au bout de 5 ans maximum. Dans la plupart des cas (70%), les troubles ne réapparaissent pas ou très légers et supportables.
• Si les troubles réapparaissent, il faudra discuter avec votre médecin des risques et bénéfices attendus de la prolongation du traitement au-delà de 5 ans. C’est vous qui jugerez, car la qualité de la vie compte et vous avez le droit de prendre des risques raisonnables. On monte bien dans une voiture pour se promener, aller en vacances, même si on sait qu’il y a 4000 morts par an sur les routes !

 

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