2017

Septembre 2017 :

Faut-il vraiment avoir peur de la pilule contraceptive ? 

Auteurs :  
Dr Geoffroy ROBIN1, Dr Brigitte LETOMBE1, Dr Christine ROUSSET-JABLONSKI1, Pr
Sophie CHRISTIN-MAITRE, Pr Israël NISAND2.
1. Membres de la commission Gynécologie Médicale du CNGOF
2. Président du CNGOF

Sommaire :

  1. Qu’est-ce que la pilule contraceptive ?
  2. Pilule contraceptive et cancers : faut-il vraiment s’inquiéter ?
  3. Le risque vasculaire des pilules contraceptives : de quoi parle-t-on ?
  4. Les bénéfices additionnels de la pilule contraceptive
  5. Autres fausses inquiétudes et idées reçues sur la pilule contraceptive
  6. Peut-on considérer que la pilule contraceptive pourrait même contribuer à sauver des vies
  7. Oui ! la pilule est un « perturbateur endocrinien » ! Et alors ?
  8. Conclusion : la pilule contraceptive est donc aussi une thérapeutique et un médicament !
  9. Références bibliographiques :

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piluleCNGOF-2017-09.pdf 767.29 KB 2017



Communiqué de presse de l'Ordre des Médecins
Paris, le 25 juillet 2017

 
Violences obstétricales : l’Ordre des médecins regrette les propos de la Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes
 
Le Conseil national de l’Ordre des médecins regrette les propos sur les violences obstétricales tenus par Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, le 20 juillet devant la Délégation aux Droits des femmes du Sénat. 
 
Ces propos qui semblaient mal documentés pourraient aggraver la défiance des femmes envers le corps médical dans son ensemble, mais aussi décourager de possibles vocations pour des spécialités médicales aujourd’hui en souffrance en termes démographiques. 
 
La Secrétaire d’Etat, en affirmant que le taux de recours à l’épisiotomie était de 75% en France lors d’accouchements, s’est manifestement fait le relais de propos visant à discréditer les gynécologues et obstétriciens français. La dernière enquête nationale périnatale, menée en 2010, faisait ainsi état d’un recours à l’épisiotomie dans 27% des accouchements, une baisse importante par rapport au décompte de 1998, qui s’élevait à 47%. 

Plus généralement, l’Ordre des médecins s’interroge sur l’accusation faite par Madame Schiappa selon laquelle « les femmes étrangères, les femmes très jeunes et les femmes handicapées » seraient plus particulièrement victimes de violences obstétricales, accusation qui ne semble être corroborée par aucune étude publiée à ce jour. 
 
Le Conseil national de l’Ordre des médecins rappelle que les gynécologues et obstétriciens assurent, dans une sécurité remarquable, plus de 800 000 naissances chaque année en France. Ils accompagnent par ailleurs leurs patientes lors de nombreux moments de leurs vies, et notamment des moments qui peuvent être difficiles : ils jouent ainsi pleinement leur rôle pour assurer un accès à l’IVG pour toutes les femmes qui en font le choix. Les gynécologues et obstétriciens jouent donc pleinement leur rôle au service de nos concitoyennes.    

Le Conseil national de l’Ordre des médecins regrette par conséquent que la Secrétaire d’Etat ait ainsi, sans se rapprocher au préalable de professionnels qui auraient été en mesure de lui apporter des informations mises à jour et documentées, attaqué l’ensemble d’une profession dont la bientraitance envers les femmes est la tâche quotidienne, au risque d’aggraver la défiance des femmes envers le corps médical dans son ensemble, mais aussi de décourager de possibles vocations pour des spécialités médicales aujourd’hui en souffrance en termes démographiques. 
 
Dans ces circonstances, le Conseil national de l’Ordre des médecins demande à la Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, d’être reçu avec des représentants du Collège national des Gynécologues et Obstétriciens français afin d’évoquer ce qu’est aujourd’hui la réalité de l’exercice des gynécologues et obstétriciens en France.

Contact presse
@ordre_medecins               Charles van den Boogaerde

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Lettre ouverte à Mme Marlène SCHIAPPA

Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes

Paris, le 22 Juillet 2017

Madame la Secrétaire d’Etat,

Les gynécologues et obstétriciens français ont pris l’habitude de lire sur les réseaux sociaux des propos inexacts et parfois injurieux les concernant. Ils sont hélas incontrôlables. Ils sont en revanche à la fois surpris et profondément choqués par le relais que vous donnez à ces informations fausses dans votre déclaration du 20 juillet 2017 au Sénat où vous affirmez qu’il y aurait en France 75% d’épisiotomies et des violences obstétricales sur les femmes étrangères, les femmes très jeunes et les femmes handicapées.

Madame, vos chiffres sont faux et nous sommes désolés que vous n’ayez pas jugé utile de demander aux professionnels de la naissance des informations qui eussent été documentées. Il est par ailleurs injuste, voire néfaste pour les femmes, d’induire une telle perte de confiance envers les gynécologues et obstétriciens qui s’évertuent à assurer dans une sécurité remarquable plus de 800 000 naissances par an. Non Madame la Secrétaire d’Etat, il n’y a pas 75% d’épisiotomies en France puisque la dernière évaluation officielle et publique réalisée en 2010 en rapportait 27% avec une réduction de moitié depuis le décompte précédent qui était de 55% en 1998.

Non Madame la Secrétaire d’Etat, les obstétriciens ne maltraitent pas leurs patientes et entendent à leur tour ne pas l’être par une secrétaire d’Etat mal informée. Lorsque vous parlez de violences obstétricales, vous maltraitez notre profession dans son ensemble. Il nous parait par ailleurs déplacé que vous nous fassiez la leçon sur la prise en charge de la douleur voire de l’endométriose.

Non Madame la Secrétaire d’Etat, il n’est pas utile de s’en prendre aux gynécologues obstétriciens pour « sécuriser » l’IVG car ils les assument bel et bien, accompagnent les femmes et entendent continuer de le faire en toute sérénité.

Nous nous attendions au contraire à ce que vous souteniez une profession en souffrance qui essuie sans arrêt des diminutions de personnel et qui se trouve souvent à la limite de l’acceptabilité en termes de sécurité. La bientraitance envers les femmes est notre tâche quotidienne, malgré des gardes épuisantes et nonobstant nos prises de risques perpétuelles.

Madame la Secrétaire d’Etat, il ne faut pas salir les professionnels, surtout lorsqu’ils pratiquent un métier aussi difficile que le nôtre et la perte de confiance des femmes que vous induisez par vos propos constitue un bien triste projet pour une personne censée créer de l’enthousiasme et de la sérénité en nous donnant les moyens de soigner décemment les femmes de France.

Recevez, Madame la Secrétaire d’Etat, l’expression de nos sentiments respectueux et de notre désolation collective.

Pr Israël Nisand

Président du Collège National des Gynécologue et Obstétriciens français


* Miréna - Vague médiatique 
14/05/2017

Les réseaux sociaux s'agitent et le mouvement s'amplifie en raison du relai assuré par certains médias : Miréna est accusé d'avoir des effets secondaires, et les gynécologues sont accusés de ne pas écouter les patientes qui s'en plaignent.
Les effets secondaires en question sont : vertiges, dépressions, douleurs diverses, migraines, baisse de la libido, crises d'angoisse, acné...
En tant que collège et société savante représentant les gynécologues et obstétriciens, nous avons été amenés à communiquer de la façon suivante :
- Miréna est très utilisé et les gynécologues sont nombreux à en avoir une expérience conséquente auprès de leurs patientes. Les effets secondaires cités ci-dessus, bien que possibles et signalés dans la notice du dispositif, ne sont pas fréquents. Ils peuvent cependant affecter ponctuellement certaines patientes.
Il faut donc être à l'écoute et rester vigilants afin que la balance Bénéfices/Risques soit établie de façon précise et individualisée.
- Compte tenu du signalement qui est porté à notre connaissance, nous recommandons de remplir une fiche de pharmacovigilance qui permette de quantifier la fréquence de ces effets secondaires.
- Miréna est un dispositif innovant très utile sur le plan médical. Il permet une contraception efficace et de longue durée chez des patientes qui n'auraient pas pu utiliser une contraception par dispositif intra-utérin sans cette innovation.
- Miréna existe depuis de nombreuses années. Il est très utilisé non seulement en France mais aussi dans le monde, à la fois en raison de son intérêt contraceptif, mais aussi dans de nombreux cas pour son action thérapeutique. Son rapport Bénéfice/Risques est donc bien connu et très favorable. Cela n'empêche pas qu'il puisse être moins favorable chez certaines patientes, d'où la vigilance médicale à exercer comme pour toute autre prescription médicale.
- Les réseaux sociaux se sont faits une spécialité de dénigrer et accuser assez systématiquement notre profession. Regrettons-le, mais soyons vigilants avec nos patientes en privilégiant l'écoute, l'empathie et la compréhension.

Le bureau du CNGOF


2016



* Essure - Vague médiatique
Montpellier (40èmes journées du CNGOF) du 7 au 9 décembre 2016

La vague médiatique qui déferle sur la méthode Essure génère inévitablement un certain nombre de questions et d'inquiétudes pour nos patientes.

Le groupe de travail "Essure" constitué au sein du CNGOF avec la SCGP, dont les objectifs sont de mener une réflexion sur la formation à la pose mais aussi sur la tolérance de ces implants, s'est réuni la semaine passée au cours des Journées de Montpellier.

Il nous a semblé utile de rédiger deux lettre d'information à destinée des patientes, afin de répondre aux inquiétudes qui pourraient émerger dans ce contexte. La première lettre concerne les patientes qui ont déjà bénéficié de cette technique, la seconde concerne les patientes pour lesquelles cette méthode de contraception définitive est envisagée.

Bernard Hédon (Président)
Israël Nisand (Président élu)
Olivier Graesslin (Sécrétaire général)
Le groupe de travail "Essure"




* Paris - 04/11/2016
Communiqué rédigé en commun et signé par l'ensemble des sociétés savantes et des groupements professionnels impliqués dans le diagnostic prénatal en France. Les Ordres nationaux des médecins et des sages-femmes font également partie des signataires :

Ces professionnels de santé et leurs organisations dénoncent la requête formée par la Fondation Jérome Lejeune,
le Collectif contre l'Handiphobie et certains professionnels demandant le retrait du décret du 3 mai 2016 ainsi que de l'arrêté du 11 mai 2016,
relatifs au dépistage prénatal de la trisomie 21 et encadrant l'évaluation et le contrôle qualité des pratiques professionnelles.
Les courriers adressés par les signataires au Ministre de la Santé et au Vice-Président du Conseil d'Etat figurent également en pièces jointes.


Pièces jointes (Le téléchargement peut prendre quelques secondes) :

1 - Courrier à M. Touraine.pdf
2- Liste des signataires.pdf
3- Courrier à JM Sauve.pdf
4- Communiqué menaces sur le dépistage de la trisomie 21.pdf

 

 

* Communiqué  « Moi(s) sans tabac » :
Par Gilles Grangé (correspondant de l'opération Moi(s) sans tabac pour le CNGOF) et le bureau du CNGOF

> Pour lire le communiqué cliquez ici

> Pour plus d'informations, visitez ce lien (http://pro.tabac-info-service.fr/)



* Communiqué commun du CNGOF et CFEF du 22 septembre 2016 :
Menaces sur le dépistage de la trisomie 21 fœtale
Télécharger le communiqué

* Communiqué du CNGOF du 17 juin 2016 :

Recommandations pour l’utilisation de l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel pour le dépistage de la Trisomie 21

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* Cmmuniqué du CNGOF du 16 juin 2016 à propos d'Essure :

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Communiqué du CNGOF à propos d'Essure 37.72 KB 2016

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